France : Bénéfice en légère progression pour La Poste

Le groupe La Poste a enregistré au premier semestre 2006 une hausse de 3% de son bénéfice net, à 567 millions d’euros. Ses comptes intègrent désormais les résultats de la Banque Postale, lancée le 1er janvier dernier. Jusqu’alors, ces résultats bancaires ressortaient sous la forme des activités Services Financiers du groupe.

A l’occasion de la publication de ses résultats au premier semestre 2006, La Poste a pris en compte les performances de sa dernière née, la nouvelle Banque Postale issue du rapprochement en janvier de ses anciens services financiers. Pour ses débuts, l’établissement financier signe un produit net bancaire qui culmine à 2,288 milliards d’euros. Ce chiffre fait ressortir une hausse de 7,3% par rapport à l’activité des anciens Services Financiers au premier semestre 2005, liée notamment à l’apport des actifs de la Caisse Nationale d’Epargne.

Au global, La Poste française présente un bénéfice net qui augmente de 3% au premier semestre, à 567 millions d’euros, et confirme son objectif de marge d’exploitation de 3,5% sur l’année. Le chiffre d’affaires du groupe s’élève quant à lui à 10,118 milliards d’euros, en croissance de 3,3%. A périmètre et taux de change constants, cette hausse est de 2,2%. En revanche, le résultat d’exploitation recule de 32,5%, à 727 millions d’euros.

Parmi les évolutions significatives en cours, le groupe souligne dans son communiqué la “reprise de la croissance externe avec l’acquisition d’Exapaq”, spécialisé dans la livraison de colis entre entreprises. Il rappelle également “la mise en place d’un encadrement pluriannuel du service universel postal négocié avec l’Arcep pour la période 2006-2008″.

Par ailleurs, La Poste confirme ses objectifs et assure que “les chiffres semestriels et les premières tendances du second semestre permettent d’anticiper pour l’ensemble de l’année 2006 l’atteinte de l’objectif de marge d’exploitation de 3,5% que le groupe s’est fixé”.

La tribune.fr

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France : Concurrence totale en 2009 pour La Poste

LES DÉS sont jetés. Bruxelles engagera le 18 octobre l’ultime étape de la libéralisation du courrier. La Commission publiera ce jour-là une proposition de directive fixant au 1er janvier 2009 l’ouverture totale du marché du courrier en Europe. Cette proposition doit être approuvée par le Parlement et les États membres.

Cette libéralisation s’est faite en plusieurs étapes depuis 1999. Depuis le début de l’année, le marché est ouvert à la concurrence au courrier de plus de 50 grammes. Ce qui représente déjà 65 % du chiffre d’affaires de La Poste française. Alors que le Royaume-Uni et la Suède ont déjà entièrement libéralisé leur marché postal, ce n’est pas le cas de la France. Dans le cadre de l’ouverture du marché, la France, accompagnée d’autres États membres, dont la Belgique, l’Italie et l’Espagne, demande un financement équitable du service universel postal. Celui-ci garantit à tout citoyen de l’Union européenne, où qu’il se trouve, de disposer de services postaux.

Encore du chemin à faireMais les modalités de ce financement seront complexes. À l’étude, un système de subventions publiques ou de « fonds de compensation » auxquels contribueraient les nouveaux entrants ne satisfait pas La Poste. « On pourrait imaginer, explique Jean-Paul Forceville, directeur des affaires européennes et internationales de La Poste, un système dans lequel les nouveaux entrants acceptent de desservir certaines zones plus isolées, et donc moins rentables. Ou alors qu’ils paient une pénalité pour ne pas les desservir afin de contribuer au financement des obligations du service universel. » En tout état de cause, La Poste a les yeux fixés sur l’échéance de 2009. Certes, La Poste s’est engagée depuis trois ans dans un plan de modernisation avec un investissement de 3,4 milliards d’euros. Parmi les objectifs : améliorer la qualité en arrivant à ce que 90 % du courrier soit distribué le lendemain de son envoi. Actuellement, ce taux est de 80 %. Mais La Poste a encore du chemin à faire en terme d’automatisation et de réduction des coûts face à ses deux grands concurrents, la Deutsche Post et la poste néerlandaise (TNT).

Un souci n’arrivant jamais seul, Bruxelles se penche sur le statut de La Poste. Les services de Neelie Kroes, commissaire européen à la Concurrence, enverront d’ici à une dizaine de jours à l’État français une recommandation afin qu’elle lui retire sa garantie financière illimitée à La Poste. Ce qui pourrait passer par une modification du statut juridique, comme cela avait été le cas pour EDF qui était devenue une société anonyme.

Le figaro.fr

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Bruxelles s’attaque à la Banque postale

La Commission devrait adresser dans les prochaines semaines une recommandation concernant la garantie illimitée d’Etat dont bénéficie l’établissement.

L a Commission européenne devrait s’attaquer dans les deux prochaines semaines aux garanties illimitées dont bénéficie La Poste française et qui perturbent la concurrence, a déclaré mardi 26 septembre une source proche du dossier. Selon le porte-parole européen à la Concurrence, Jonathan Todd, la Commission devait, lors de sa réunion hebdomadaire mardi, “adopter une recommandation au sujet des aides publiques existantes” accordées par Paris à la Banque postale mais cette décision a finalement été reportée, sans que la raison de ce report ait été communiquée. Selon le quotidien économique français Les Echos, c’est Dominique de Villepin qui aurait obtenu lundi cette faveur, lors de sa visite à Bruxelles où il a rencontré le président de la Commission José Manuel Barroso.

Statut d’entreprise publique

Comme elle l’avait fait dans le cas des caisses d’épargne allemandes, qui bénéficiaient d’une garantie illimitée des collectivités locales et pouvaient donc prêter de l’argent à des taux plus avantageux que leurs concurrentes, la Commission devrait s’en prendre au statut particulier de l’entreprise publique.

Grâce à ce statut d’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) qu’elle partage avec la SNCF, La Poste bénéficierait elle aussi d’un “avantage compétitif”, explique la source, confirmant des informations de presse.
Or, depuis la création de la Banque de La Poste en 2005 avec la bénédiction de l’exécutif européen, l’entreprise se trouve bien sur un créneau exposé à la concurrence.

Recommandation à la France

La décision, qui devrait être prise la semaine prochaine ou la suivante, ne constituera pas une enquête classique sur des aides d’Etat mais prendra la forme d’une recommandation à la France. Lorsqu’ils veulent contester un régime d’aides existantes, les services européens de la Concurrence doivent adresser au pays concerné une “recommandation”, où ils listent leurs critiques et demandent à l’Etat de mettre fin à cette mesure d’aide.
L’Etat concerné dispose alors d’un ou deux mois pour répondre à la Commission. S’il conteste les reproches de Bruxelles et refuse de se mettre en conformité avec les règles européennes en matière d’aides d’Etat, la Commission ouvre alors une enquête formelle.
Même si ce report permet à la France de gagner du temps, l’annonce du lancement imminent d’une procédure européenne constitue une véritable victoire pour les banques françaises qui contestent depuis des années la garantie illimitée de La Poste. En mai dernier, elles avaient même déposé plainte à Bruxelles à ce sujet.
Ces banques contestent la garantie illimitée d’Etat dont bénéficie la Poste. Cette garantie, qui assure à l’établissement public une excellente notation financière, lui permet en effet de se financer à des coûts très avantageux.

Vu sur nouvelobs.com le 26-09-2006

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Bruxelles menace le monopole du Livret A… et fragiliserait le logement social

C’est ce que l’on appelle des dommages collatéraux. En autorisant d’autres établissements que les Caisses d’Epargne et la Banque Postale à distribuer le Livret A, Bruxelles pourrait fragiliser le financement du logement social français. Explications.

La Commission européenne a engagé en juillet une procédure d’infraction contre les autorités françaises au sujet du Livret A. Elle leur demande de justifier les “droits spéciaux” de la Banque Postale et des Caisses d’Epargne, jugés “contraires à la liberté d’établissement et à la libre prestation des services”.
Le système actuel n’empêche pourtant pas les autres produits financiers de se développer, affirment ses défenseurs, soulignant qu’il existe d’autres placements défiscalisés comme le Livret d’épargne populaire (LEP) et le Codevi.
Mais plusieurs banques françaises, menées par le Crédit Agricole, bataillent depuis un an pour obtenir que toutes les banques puissent distribuer le Livret A. Elles font valoir que cela permettrait d’élargir l’assiette de collecte et de générer plus de financement pour le logement social.

“Faux” répond Michel Delebarre, président de l’Union sociale pour l’Habitat (USH) qui défend le maintien du statu quo du Livret A. Selon lui, un élargissement de l’assiette de la collecte rendrait instable cette source de financement du logement social. “Dans ce cas, la Banque Postale et la Caisse d’épargne vont avoir des difficultés pour équilibrer la gestion, plus coûteuse, des petits livrets si elles perdent les gros. Dans un second temps, une pression pourra s’exercer pour remettre en cause la centralisation des fonds à la Caisse des Dépôts. C’est ce qui s’est déjà passé pour le Codevi, distribués par toutes les banques qui ont obtenu qu’ils ne soient plus centralisés qu’à hauteur de 6%” explique-t-il. “Or, l’équilibre de notre financement repose sur la capacité de la Caisse à transformer une épargne à vue en prêts à très long terme, autour de 50 ans. Pour cela, il faut que l’encours de la collecte reste en permanence nettement supérieur à l’encours des prêts. Tout mouvement erratique sur la collecte peut donc fragiliser le système, aujourd’hui remarquablement stable et peu coûteux pour les finances publiques” poursuit le président de l’Union sociale pour l’Habitat.
Autre argument avancé par les défenseurs du statu quo: si les autres banques commerciales pouvaient commercialiser le Livret A, mais avec la possibilité de rejeter les petits épargnants, la vocation sociale de ce placement en pâtirait.

De leur côté, les banques se disent prêtes à ne percevoir qu’une commission de 0,8% là où l’Ecureuil et la Banque Postale touchent respectivement 1% et 1,3%. Elles affirment qu’elles feraient ainsi profiter le logement social d’une économie de 500 millions d’euros sur la base de l’encours actuel (environ 110 milliards d’euros).
Mais la Caisse des Dépôts, qui centralise et gère les fonds de ce livret, se demande si le “véritable enjeu pour les banques commerciales” n’est pas “d’affaiblir” leurs deux concurrents en captant une partie de leur clientèle, sachant que le Livret A ne représente plus que 4% de l’épargne des ménages, contre plus de 20% voici 25 ans.

www.lemoniteur-expert.com

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FedEx: bénéfice net trimestriel en hausse de 40%

(Cercle Finance) – FedEx Corp, le spécialiste américain du transport de colis et des services de messagerie, a dégagé un bénéfice net de 475 millions de dollars au premier trimestre de l’exercice fiscal en cours, clos le 31 août, en hausse de 40 % en rythme annuel.
Son bénéfice par action est passé en un an de 1,10 à 1,53 dollars, soit un gain de 39%, légèrement supérieur aux attentes des analystes.
Le chiffre d’affaires trimestriel du groupe s’établit à 8,545 milliards de dollars, en hausse de 9 %.

boursorama.com 

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Sogéposte devient La Banque Postale Asset Management

Filiale à 100% de La Banque Postale, Sogéposte deviendra à compter du 12 septembre prochain La Banque Postale Asset Management. Créée en 1988, la société a pour principale activité la gestion de fonds pour le compte de tiers, c’est-à-dire les particuliers, les investisseurs institutionnels et les entreprises. Elle gère également des mandats pour institutionnels. Le montant total des fonds gérés par La Banque Postale Asset Management, présidée par Jean-Luc Enguéhard, s’élève à fin juillet 2006 à 29 milliards
d’euros.
La gamme d’OPCVM proposée aux particuliers comme aux personnes morales (qui constituent 25 % des encours sous gestion de LBPAM à fin juillet 2006) a été entièrement refondue afin d’accroître sa lisibilité. Pour que la gamme d’OPCVM exprime davantage les caractéristiques des fonds, le nom de tous les produits débutera par LBPAM. La société de gestion a également procédé au rapprochement des fonds ayant des objectifs de gestion comparables, ainsi que de ceux ayant des portefeuilles identiques. Les profils de
placement, enfin, ont été ajustés. Cette nouvelle gamme a également été structurée en fonction des différents conseillers de clientèle qui composent la force de vente de La Banque Postale. Ceux-ci se répartissent en quatre catégories, la première concernant celle des conseillers financiers qui accompagnent la jeune clientèle ou celle en voie de constitution d’un patrimoine. Viennent ensuite les conseillers de clientèle pour les clients souhaitant optimiser leur patrimoine. A partir de 150 000 euros d’épargne financière, les
clients pourront bénéficier d’un conseiller spécialisé en patrimoine. Enfin, les quelque 6 000 clients affichant une épargne financière de plus de 500 000 euros dans La Banque Postale auront droit aux services d’un conseiller en gestion de patrimoine.

Capital.fr

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