Un mémorandum devrait être présenté par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) à la Primature, afin de trouver les solutions adéquates et immédiates aux problèmes urgents dans lesquelles vit le secteur du transport routier. Lors d'une réunion tenue le 7 juin dernier à Casablanca par le Bureau national de la Fédération du Transport de la CGEM, composé des présidents des 17 organisations nationales de transport routier urbain, interurbain et international de personnes et de marchandises, ainsi que celles de la logistique et de la messagerie.
il a été procédé à la constitution d'une commission technique chargée de l'élaboration de ce mémorandum qui souligne que «la Fédération du Transport n'a pas été destinataire des projets de textes en discussion actuellement au Parlement et relatifs au Code de la route, au transport de marchandises dangereuses par route et à la modification du Code de commerce concernant les obligations et droits du commissionnaire du transport routier». Le mémorandum énumère toutes les propositions faites par les entreprises de transport en vue d'améliorer leur compétitivité.
Ainsi, les professionnels demandent d'abord l'application de la notion de gasoil professionnel, pour permettre aux entreprises du secteur de couvrir une partie des hausses successives du prix de gasoil, que les conditions actuelles du marché ne permettent pas de répercuter sur les chargeurs. "L'augmentation relative par rapport au prix du gasoil pratiqué avant le 1er août 2004 est de 29,50 %, soit une hausse de 1,70 DH par litre. Cette hausse se traduit par une charge supplémentaire pour le secteur du transport routier professionnel de plus de 5,5 milliards de dirham l'an ", a constaté la Fédération du transport routier dans un communiqué.
Ils revendiquent la mise en œuvre de la notion de privilège du voiturier, la co-responsabilité du transporteur et du chargeur quant aux pratiques de la surcharge du véhicule, l'exonération des droits d'importation des dispositifs de sécurité des véhicules poids lourds (frein ABS, ralentisseur, pneus tubeless, limitateur de vitesse), la modernisation du contrôle des entreprises de transport routier et la publication du prix de revient de référence du transport routier de marchandises. Et ce, " afin de rendre au marché du transport routier sa transparence ", disent-ils. Toutes ces mesures figurent d'ailleurs dans le Contrat Programme 2003-2006, liant le ministère de l'Equipement et du Transport et la FNTR, qui devrait faire l'objet d'une évaluation.
Les opérateurs du transport routier soulignent que la mesure relative à la subvention pour le renouvellement des véhicules vétustes du transport routier, n'ayant pas été soumise à l'avis de la Fédération, s'est avérée inopérante.
Les problèmes rencontrés par l'Institut national de formation aux métiers du transport routier (INFTR), quant à l'absence d'équivalence des diplômes délivrés aux lauréats des filières de moniteur d'auto-école et d'agent de visite technique avec les CAP délivrés par le ministère en charge du Transport, figurent aussi dans le mémorandum qui devrait incessamment être présenté au Premier ministre.
Vu sur le matin.ma