Archive pour octobre, 2006

France : Bénéfice en légère progression pour La Poste

Le groupe La Poste a enregistré au premier semestre 2006 une hausse de 3% de son bénéfice net, à 567 millions d’euros. Ses comptes intègrent désormais les résultats de la Banque Postale, lancée le 1er janvier dernier. Jusqu’alors, ces résultats bancaires ressortaient sous la forme des activités Services Financiers du groupe.

A l’occasion de la publication de ses résultats au premier semestre 2006, La Poste a pris en compte les performances de sa dernière née, la nouvelle Banque Postale issue du rapprochement en janvier de ses anciens services financiers. Pour ses débuts, l’établissement financier signe un produit net bancaire qui culmine à 2,288 milliards d’euros. Ce chiffre fait ressortir une hausse de 7,3% par rapport à l’activité des anciens Services Financiers au premier semestre 2005, liée notamment à l’apport des actifs de la Caisse Nationale d’Epargne.

Au global, La Poste française présente un bénéfice net qui augmente de 3% au premier semestre, à 567 millions d’euros, et confirme son objectif de marge d’exploitation de 3,5% sur l’année. Le chiffre d’affaires du groupe s’élève quant à lui à 10,118 milliards d’euros, en croissance de 3,3%. A périmètre et taux de change constants, cette hausse est de 2,2%. En revanche, le résultat d’exploitation recule de 32,5%, à 727 millions d’euros.

Parmi les évolutions significatives en cours, le groupe souligne dans son communiqué la “reprise de la croissance externe avec l’acquisition d’Exapaq”, spécialisé dans la livraison de colis entre entreprises. Il rappelle également “la mise en place d’un encadrement pluriannuel du service universel postal négocié avec l’Arcep pour la période 2006-2008″.

Par ailleurs, La Poste confirme ses objectifs et assure que “les chiffres semestriels et les premières tendances du second semestre permettent d’anticiper pour l’ensemble de l’année 2006 l’atteinte de l’objectif de marge d’exploitation de 3,5% que le groupe s’est fixé”.

La tribune.fr

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France : Concurrence totale en 2009 pour La Poste

LES DÉS sont jetés. Bruxelles engagera le 18 octobre l’ultime étape de la libéralisation du courrier. La Commission publiera ce jour-là une proposition de directive fixant au 1er janvier 2009 l’ouverture totale du marché du courrier en Europe. Cette proposition doit être approuvée par le Parlement et les États membres.

Cette libéralisation s’est faite en plusieurs étapes depuis 1999. Depuis le début de l’année, le marché est ouvert à la concurrence au courrier de plus de 50 grammes. Ce qui représente déjà 65 % du chiffre d’affaires de La Poste française. Alors que le Royaume-Uni et la Suède ont déjà entièrement libéralisé leur marché postal, ce n’est pas le cas de la France. Dans le cadre de l’ouverture du marché, la France, accompagnée d’autres États membres, dont la Belgique, l’Italie et l’Espagne, demande un financement équitable du service universel postal. Celui-ci garantit à tout citoyen de l’Union européenne, où qu’il se trouve, de disposer de services postaux.

Encore du chemin à faireMais les modalités de ce financement seront complexes. À l’étude, un système de subventions publiques ou de « fonds de compensation » auxquels contribueraient les nouveaux entrants ne satisfait pas La Poste. « On pourrait imaginer, explique Jean-Paul Forceville, directeur des affaires européennes et internationales de La Poste, un système dans lequel les nouveaux entrants acceptent de desservir certaines zones plus isolées, et donc moins rentables. Ou alors qu’ils paient une pénalité pour ne pas les desservir afin de contribuer au financement des obligations du service universel. » En tout état de cause, La Poste a les yeux fixés sur l’échéance de 2009. Certes, La Poste s’est engagée depuis trois ans dans un plan de modernisation avec un investissement de 3,4 milliards d’euros. Parmi les objectifs : améliorer la qualité en arrivant à ce que 90 % du courrier soit distribué le lendemain de son envoi. Actuellement, ce taux est de 80 %. Mais La Poste a encore du chemin à faire en terme d’automatisation et de réduction des coûts face à ses deux grands concurrents, la Deutsche Post et la poste néerlandaise (TNT).

Un souci n’arrivant jamais seul, Bruxelles se penche sur le statut de La Poste. Les services de Neelie Kroes, commissaire européen à la Concurrence, enverront d’ici à une dizaine de jours à l’État français une recommandation afin qu’elle lui retire sa garantie financière illimitée à La Poste. Ce qui pourrait passer par une modification du statut juridique, comme cela avait été le cas pour EDF qui était devenue une société anonyme.

Le figaro.fr

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Bruxelles s’attaque à la Banque postale

La Commission devrait adresser dans les prochaines semaines une recommandation concernant la garantie illimitée d’Etat dont bénéficie l’établissement.

L a Commission européenne devrait s’attaquer dans les deux prochaines semaines aux garanties illimitées dont bénéficie La Poste française et qui perturbent la concurrence, a déclaré mardi 26 septembre une source proche du dossier. Selon le porte-parole européen à la Concurrence, Jonathan Todd, la Commission devait, lors de sa réunion hebdomadaire mardi, “adopter une recommandation au sujet des aides publiques existantes” accordées par Paris à la Banque postale mais cette décision a finalement été reportée, sans que la raison de ce report ait été communiquée. Selon le quotidien économique français Les Echos, c’est Dominique de Villepin qui aurait obtenu lundi cette faveur, lors de sa visite à Bruxelles où il a rencontré le président de la Commission José Manuel Barroso.

Statut d’entreprise publique

Comme elle l’avait fait dans le cas des caisses d’épargne allemandes, qui bénéficiaient d’une garantie illimitée des collectivités locales et pouvaient donc prêter de l’argent à des taux plus avantageux que leurs concurrentes, la Commission devrait s’en prendre au statut particulier de l’entreprise publique.

Grâce à ce statut d’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) qu’elle partage avec la SNCF, La Poste bénéficierait elle aussi d’un “avantage compétitif”, explique la source, confirmant des informations de presse.
Or, depuis la création de la Banque de La Poste en 2005 avec la bénédiction de l’exécutif européen, l’entreprise se trouve bien sur un créneau exposé à la concurrence.

Recommandation à la France

La décision, qui devrait être prise la semaine prochaine ou la suivante, ne constituera pas une enquête classique sur des aides d’Etat mais prendra la forme d’une recommandation à la France. Lorsqu’ils veulent contester un régime d’aides existantes, les services européens de la Concurrence doivent adresser au pays concerné une “recommandation”, où ils listent leurs critiques et demandent à l’Etat de mettre fin à cette mesure d’aide.
L’Etat concerné dispose alors d’un ou deux mois pour répondre à la Commission. S’il conteste les reproches de Bruxelles et refuse de se mettre en conformité avec les règles européennes en matière d’aides d’Etat, la Commission ouvre alors une enquête formelle.
Même si ce report permet à la France de gagner du temps, l’annonce du lancement imminent d’une procédure européenne constitue une véritable victoire pour les banques françaises qui contestent depuis des années la garantie illimitée de La Poste. En mai dernier, elles avaient même déposé plainte à Bruxelles à ce sujet.
Ces banques contestent la garantie illimitée d’Etat dont bénéficie la Poste. Cette garantie, qui assure à l’établissement public une excellente notation financière, lui permet en effet de se financer à des coûts très avantageux.

Vu sur nouvelobs.com le 26-09-2006

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